SON HISTOIRE

Posté par miradoux le 10 mars 2008

Histoire du village: Peu de recherches concernant l’histoire de la commune avant et pendant le Moyen Age ont été faites: c’est une période blanche qui mériterait des recherches. En effet aucun document n’a été trouvé et aucun site fouillé: et pourtant l’étude faite par la DRAT de Toulouse par photos aériennes réalisées au printemps a permis d’identifier trois sites de villas Gallo Romaines à Mérigon Cazeaux, à Lagrange Ste Colombe et à Capdeville. Ces sites sont protégés par la réglementation en vigueur: exploitation agricole possible sans creuser profondément le sol.

 En ce qui concerne la période médiévale on dénombre 5 sites ayant eu une église ou chapelle: Beauclaire, St Génes ou Fieux, Cazeaux, Ste rose Mérigon, Lagrange. Les deux dernières étaient des sanctuaires monastiques sans population autour. Seul le village de Miradoux avait une population groupée. L’église avec son cimetière était située au lieu dit Putzet en bas du promontoire côté nord. Elle a disparu au XII – XIII ème siècle (incendie, pillage ?)

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 Cette église était dédiée à St Orens qui fut évêque d’Auch au V ème siècle. Un fragment de ses reliques est conservé dans une châsse d’argent placée dans l’église actuelle.

Les premiers documents permettent de situer la fondation du castelnau en 1253, ce qui en ferait un des plus anciens du Gers. Il comprenait un château fort avec ses remparts et le village lui-même était presque complètement ceinturé par des remparts avec fossés extérieurs. Il reste d’ailleurs des pans de ces murailles en bordure de la RD n° 19 d’Astaffort. Ces murailles possédaient en chacun de leurs angles des tours reliées par un chemin de ronde. Trois portes permettaient d’entrer dans le site:

- La porte d’Uzan côté ouest avec herse et pont levis donnant sur la route d’Astaffort,
- La porte du Levant,
- La porte d’accès au château fort.

Ce château sera démoli vers le XIV ème siècle et le seigneur offrira les pierres pour construire une église en son emplacement.
Le XVII ème siècle marquera durement l’histoire de Miradoux : Le siège de Condé, la peste et l’incendie.

C’est pendant la Fronde princière que CONDE fut amené à se battre en Gascogne. Le marquis de St LUC, lieutenant du roi en Guyenne, commandant une armée de cinq à six mille hommes vint se loger dans la ville et juridiction de MIRADOUX le lundi 19 février 1652 ?

Dans la nuit du mercredi 21 il fut attaqué par Monseigneur le Prince de CONDE qui commandait une armée de même importance. Les escarmouches durèrent tout le jour et le lendemain jeudi 22 St LUC voulut se retirer vers Lectoure. Mais l’arrière garde de son armée, le régiment de Champagne et Lorraine, bousculée par CONDE s’enferma dans la ville de MIRADOUX avec quelques cornettes de cavalerie. Dès le lendemain CONDE décidait au cours d’un conseil de guerre de ne pas lancer un assaut meurtrier mais d’établir le siège de la place forte. Le lendemain, dans la nuit, le marquis de St LUC vint à Miradoux et réussit à franchir le dispositif d’encerclement et à ravitailler en armes et munitions les assiégés.

Le samedi 24 février CONDE fit appeler le Recteur de la ville, le sieur Antoine DAREILH pour connaître les ponts de l’Auroue qui avaient permis à St LUC d’apporter des secours aux assiégés. Ceux-ci, fort nombreux, avaient abandonné leurs maisons aux soldats et s’entassaient dans l’église. CONDE qui avait fait amener deux bombardes d’Agen de 18 et 12 livres commença à pilonner la ville espérant créer une brèche avant que l’armée de d’HARCOURT partie de Dordogne n’arrive sur les lieux. Le pilonnage se poursuivit les jours suivants tuant de nombreux assiégés, soldats et civils. Une brèche fut faite dans la muraille près de l’église mais les assaillants ne purent l’utiliser, les assiégés ayant incendié la maison attenante. La nourriture et l’eau manquaient cruellement mais le moral des assiégés était plus fort. Une tentative de démolir le clocher à partir d’une galerie creusée par les sapeurs de CONDE échoua de peu et ses hommes furent égorgés. La bataille dura ainsi jusqu’au lundi 4 mars entraînant beaucoup de souffrances et de morts pour les assiégés.

Le mardi 5 mars on apprit l’arrivée de d’HARCOURT qui avait franchi la Garonne à Auvillard. Le lendemain matin CONDE donnait l’ordre à son armée de se retirer vers Astaffort poursuivie par des éléments avancés de l’armée de d’HARCOURT. Ainsi se terminait ce douloureux siège de Miradoux par la défaite de CONDE. Dans les semaines qui suivirent plusieurs troupes passèrent par Miradoux mais n’entrèrent pas dans la ville meurtrie. Touchés de remords, CONDE et CONTI offriront 12 000 livres qui permettront de reconstruire l’hôpital rural de la Madeleine.

LA PESTE :  Elle toucha Miradoux l’année suivante et fut très meurtrière : en effet on dénombre pas moins de 173 morts dont 2/3 de femmes et enfants. A la campagne des familles entières disparurent et furent enterrées sur place. Quelques cyprès marquaient ces sépultures hâtives. Dans la ville il y eut des enterrement dans l’église.

L’INCENDIE :  Dans la nuit du 14 août 1670 le feu prit dans une maison située entre la place et la porte d’Uzan. Rapidement le feu gagna les maisons voisines, sautant la rue et trouvant dans ces constructions en bois et torchis un aliment de choix. Le fort vent qui soufflait empêchait toute tentative d’arrêter l’incendie d’autant que les fontaines des environs étaient taries.  Devant ce désastre les habitants de Miradoux en appelèrent à la bonté de Dieu. Ils demandèrent au curé, Antoine DAREILH, d’organiser une grande procession au cours de laquelle le Saint Sacrement serait amené sur les lieux du sinistre. Ce fut fait en grande pompe. La miséricorde de Dieu fit son effet : la fontaine se remit à couler normalement et le vent cessa. L’incendie était maîtrisé. Il fut alors décidé que tous les ans aurait lieu une grande procession dans les rues avec le Saint Sacrement pour marquer la reconnaissance des habitants de Miradoux envers dieu.

Signé : DAREILH, curé de Miradoux, attestant que tout ce dessus est véritable. 

L’évolution politique :  Parmi les maires qui se sont succédés de 1792 à nos jours -26- deux familles ont marqué la commune : La famille COURENT: Séverin Hyppolyte de 1843 à 1858 et Jean Baptiste de 1862 à 1892 qui connut une révocation et fut aussi conseiller général. Il réalisa de grands travaux en 1860 :- Démolition de la mairie trop petite et construction du bâtiment actuel adossé à la halle;
- suppression des murs fermant les cinq ouvertures basses de l’église et mise en place de vitraux; construction de la voûte en bois et plâtre.
- Démolition de la construction située sur le puits communal devant l’église.
Avec ses deniers il fera construire une caserne de gendarmerie qu’il vendra quelques années plus tard au département pour 30 000 F or payables en deux fois.La famille LEYGUE : Eugène de 1919 à 1925 eut à gérer l’après guerre et la dette s’y rapportant et Louis de 1925 à 1965 (sauf 39/40) qui fut Président du Conseil Général et Sénateur du Gers. Il modernisa le réseau routier, électrifia la commune et fit construire le groupe scolaire.

Activités économiques et culturelles :  Le patrimoine vernaculaire est riche: de nombreux pigeonniers, un moulin à eau sur l’Arratz, la tour d’un moulin à vent à la Hune, la fontaine de CON DE qui fournissait la plus grande partie de l’eau nécessaire aux habitants, plusieurs croix et monuments religieux.

André SEMEILHON né à Miradoux en 1888 fut un brillant étudiant et devint inspecteur général des pharmacies. Malheureusement il mourut accidentellement à 36 ans. Il nous a laissé 3 beaux sonnets en gascon : « la granhaira » (glaneuse), « la hilaira » (la fileuse), « au cornèr » (au coin du feu).L’EGLISE Sa construction date vraisemblablement du XV ème siècle à l’emplacement du château fort et avec ses matériaux. Le pouille des provinces d’AUCH porte mention d’une église en 1381-1382 avec l’expression « rector de Miratoribus ». C’est un vaste édifice de 40 m de long et de 13 m de large (nef) conçu pour servir de place forte: le donjon du château fort avec son escalier en colimaçon et ses meurtrières a été conservé pour en faire un clocher inachevé, et des murs crénelés facilitaient la défense. L’entrée surélevée de quelques marche comporte un magnifique portail renaissance. En 1599 le parlement de Toulouse ordonne la réfection de la toiture et de la voûte en partie effondrée. Le 12 avril 1646 l’évêque de Lectoure, Jean d’Estresse, en visite pastorale, meurt à Miradoux et est inhumé dans le chœur de l’église côté droit. En 1784 de gros travaux sont réalisés et deux nouvelles cloches suspendues à la charpente du clocher (parrains François Courent et Gabriel du Pouy). En 1860 les cinq ouvertures basses murées lors de la construction furent dotées de grands vitraux. Une voûte en plâtre sur ogives de croisées en bois remplaça le lambris horizontal. En 1972 l’église est classée monument historique. En 1982-1986 les toitures de la nef et des chapelles sont entièrement refaites .La partie ancienne du bourg édifiée sur un promontoire se caractérise par sa qualité architecturale; maisons en pierre, souvent de taille, avec portes d’entrées à linteau en anse de panier. Une grande halle avec 16 piliers en calcaire a été édifiée vers le XIV-XV ème siècle ce qui en fit un castelnau aménagé. Une belle bâtisse de riche bourgeois de 1863 s’ouvre sur le foirail. Un beau château inspiré du romantisme anglais a été édifié (vers 1865) à la place d’une ancienne tour garde et d’une chapelle dont il subsiste la crypte à Fieux à mi- chemin entre le bourg et l’Auroue.

 

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